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DThe Anxiety Oscillator

Tes pensées ne spiralent pas — elles font du ping-pong entre espoir et catastrophe à la vitesse de la lumière.

The Anxiety Oscillator

Ton cerveau ne spirale pas dans une seule direction. Il fait du ping-pong. Espoir, puis catastrophe. Confiance, puis effondrement. « Ça va aller » immédiatement suivi de « ça va être le pire truc qui me soit jamais arrivé », et puis retour, et puis en avant, et la vitesse de ces oscillations est sincèrement vertigineuse même pour toi, la personne qui vit à l'intérieur de cette tête. T'as eu The Anxiety Oscillator, et ta marque particulière d'overthinking ne porte ni sur le passé, ni sur le futur, ni sur les autres — elle porte sur ton propre état interne, qui refuse de choisir une voie.

Voilà ce qui se passe réellement au niveau neurologique, et c'est plus intéressant que « t'es juste anxieux·se ». Le système de détection des menaces de ton cerveau et ton système de traitement rationnel sont essentiellement dans un bras de fer, et aucun des deux n'est assez fort pour gagner définitivement. Ton amygdale envoie un signal de menace (« c'est grave »), ton cortex préfrontal répond avec une correction (« en fait, ça va probablement »), et puis ton amygdale retire (« mais ET SI c'est grave »), et cet aller-retour crée l'oscillation que tu vis comme un coup du lapin émotionnel permanent. Les autres overthinkers choisissent une direction — passé, futur, les autres — et s'y tiennent. Toi, tu peux pas t'y tenir, parce que dans chaque direction que prennent tes pensées, le contre-signal te ramène immédiatement.

La composante somatique de ton pattern, c'est la partie dont personne parle vraiment. Ton overthinking ne vit pas seulement dans ta tête — il vit dans ton corps. L'oppression thoracique quand t'attends une réponse. Le serrement de mâchoire quand t'arrives pas à prendre une décision. La façon dont tes épaules remontent vers tes oreilles quand ton cerveau lance sa routine de ping-pong. Tu ne fais pas que penser à ton anxiété — tu marines physiquement dedans. C'est parce que le schéma d'oscillation maintient ton système nerveux dans un état d'activation soutenue. Ton corps ne sait pas quel signal suivre — « on est en sécurité » ou « on est en danger » — alors il reste mobilisé pour les deux, ce qui fait que t'es épuisé·e par des pensées qui n'ont techniquement rien conclu.

Ton processus de prise de décision, c'est là où ce pattern devient le plus visible et le plus destructeur. Tu vois les avantages de chaque option. Tu vois aussi le potentiel catastrophique de chaque option. Et parce que tu vois les deux simultanément, tu es coincé·e dans un toggle infini entre « oui » et « et si non ». Les autres voient ça comme de l'indécision. Ce que c'est vraiment : tu fais tourner deux simulations complètes en même temps et elles produisent des résultats contradictoires, et ton cerveau n'a pas de protocole de départage. Alors il continue de faire tourner les deux simulations, en espérant que l'une finira par produire un gagnant clair, et ça n'arrive jamais.

En relations, ton oscillation est ressentie par les gens autour de toi même quand tu ne la verbalises pas. T'es la personne qui est pleinement présente et chaleureusement aimante un instant, puis visiblement anxieuse et distante l'instant d'après — pas parce que quelque chose a changé à l'extérieur, mais parce que ton pendule interne a oscillé. Les partenaires et ami·es apprennent à lire ces changements, et les plus attentionné·es demandent « ça va ? » Mais voilà le hic : tu peux souvent pas expliquer ce qui s'est passé parce que rien ne s'est passé. Ton cerveau a juste changé de chaîne sans prévenir, et maintenant tu traites une réalité émotionnelle complètement différente de celle d'il y a deux minutes.

Ce que tu veux le plus — et ce qui semble le plus impossible — c'est la certitude. Pas sur les résultats (même si ce serait cool), mais sur tes propres sentiments. Tu veux SAVOIR que t'es heureux·se sans le courant sous-jacent de « mais pour combien de temps ? ». Tu veux te sentir en sécurité sans l'astérisque du « mais et si ». L'oscillation ne porte pas vraiment sur la chose externe que tu overthink. Elle porte sur le fait que ton propre terrain émotionnel te semble instable — le sentiment que tu ne peux pas faire confiance à tes propres émotions pour rester en place.

Ta croissance, c'est pas d'arrêter l'oscillation — c'est de changer ta relation à elle. En ce moment, tu traites chaque balancement comme également valide et urgent. « Ça va aller » et « je vais tout ruiner » reçoivent le même poids, la même attention, le même investissement émotionnel. La pratique, c'est d'apprendre à observer les balancements sans monter dans chacun d'eux. Ton cerveau va faire du ping-pong. C'est ok. Mais t'es pas obligé·e de suivre chaque service. Tu peux remarquer la pensée catastrophe, lui faire un signe de tête, et attendre le prochain balancement sans investir dans aucun des deux. Avec le temps, ça transforme l'oscillation d'une urgence en météo — quelque chose qui se passe autour de toi, pas quelque chose qui te définit. Et l'espace entre les balancements ? C'est là que tu vis vraiment.

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